L’hégémonie canadienne sur le kin-ball mondial

03/11/2019

Parkings pleins à craquer, salle comble, tribunes prises d'assaut, le complexe sportif Athlétis des Ponts-de-Cé était chaud comme un sauna finlandais en ce samedi de finale(s) de Coupe du Monde de kin-ball. Favoris désignés par leurs pairs et les pronostiqueurs, les Canadiens ont confirmé leur statut de souveraineté en s'imposant à la fois chez les hommes et chez les femmes.

Le podium féminin était composé de la Tchéquie, du Canada et du Japon (de gauche à droite sur la photo).
Le podium féminin était composé de la Tchéquie, du Canada et du Japon (de gauche à droite sur la photo).

Le plus grand rendez-vous mondial de kin-ball vient de s'achever en France, pays hôte de la 10e édition, sur un excellent bilan populaire. Quand les organisateurs tablaient sur une fréquentation de 5 000 spectateurs sur toute la durée de la compétition, les faits en ont décidé autrement puisque 10 000 personnes ont été évaluées. D'ailleurs, la salle Athlétis a battu le record d'affluence pour une finale mondiale de kin-ball avec 2 200 spectateurs enregistrés, sans compter les VIP, les accrédités, les resquilleurs. Il fallait donc jouer des coudes pour trouver une place assise en tribune ou accepter de s'asseoir à même les marches d'accès aux gradins. Mais le jeu en valait la chandelle : imaginez, la World Cup 2019 !

Du côté des féminines, et en l'absence de la France éliminée précédemment dans sa triangulaire avec le Japon et le Canada (excusez du peu quand même), la finale se ponctuait par la rencontre Canada-Japon-Tchéquie dans une ambiance qui est montée crescendo. Chahutées par leurs adversaires, notamment par les Tchèques, revenues à deux périodes à une (2-1), les Canadiennes ont été contraintes à disputer une quatrième période, l'emportant finalement par 3-1. Pour les profanes, et pour mieux comprendre les règles d'un jeu qui demande à être expliqué, on pourrait changer le mot période » (terme propre au kin-ball) par le mot « set »  afin de mieux comprendre.

La France (en bleu et blanc), le Canada (en noir et blanc) et le Japon (tout en bleu) ont joué la finale.
La France (en bleu et blanc), le Canada (en noir et blanc) et le Japon (tout en bleu) ont joué la finale.

Chez les hommes, le spectacle était d'autant plus attendu qu'on attendait un champion du Monde, un vice-champion du Monde, un champion d'Europe : l'élite du kin-ball s'était donc donné rendez-vous dans l'arène. Comme lors du match précédent chez les dames, on retrouvait le Canada et le Japon dans cette finale, avec la France en invité de marque, le public ne pouvant pas rêver mieux. Et à l'image des filles, les garçons ont disputé cette finale en quatre périodes à l'issue desquelles les Canadiens ont gagné par le score de 3-1. Grosse performance des Français qui ont fait frissonner leurs supporters en ramenant le score à 2-1, sans pour autant se faire d'illusions sur l'issue terminale. Car, face à la force tranquille des Canadiens, qui ont maîtrisé leur match sans l'air d'y toucher, la logique fut pleinement respectée.

Au final, le Canada est devenu champion du Monde 2019 chez les hommes et chez les femmes, la France vice-championne du Monde 2019 chez les hommes, le Japon a terminé troisième dans les catégories masculines et féminines de cette World Cup 2019.

Les trois équipes ont salué le public de la salle Athlétis avant de jouer leur match.
Les trois équipes ont salué le public de la salle Athlétis avant de jouer leur match.

Comme naguère au football avec les Allemands qui gagnaient toujours à la fin, on peut désormais affirmer qu'en matière de kin-ball, ce sont aussi les Canadiens qui l'emportent systématiquement. Sur 10 coupes du monde disputées dans l'histoire encore très jeune de ce sport, les équipes féminines canadiennes ont fait carton plein en l'emportant 10 fois, tandis que leurs homologues masculins ont triomphé à 9 reprises. Alors, quand le public vient encourager les tricolores dans un match, comme les Angevins l'ont fait pour les Français en la salle Athlétis des Ponts-de-Cé, il vient aussi voir cette fameuse formation au maillot blanc frappé de la feuille d'érable rouge, laquelle est en train de devenir une légende de la discipline.