Et soudain, la vie s’est arrêtée…

24/03/2020

Comme dans un cauchemar à dormir debout, il faut se pincer pour revenir à la réalité des petits matins. Et là, systématiquement, la vérité rattrape les rêves de la nuit : un virus s'est répandu. Comme dans un film de science-fiction ou dans un roman noir, le confinement a été proclamé et s'applique à tous. En vérité, vous êtes devenu le protagoniste d'un drame qui se joue au quotidien.

Quand la réalité rattrape la fiction, personne n'y croit tant c'est énorme !
Quand la réalité rattrape la fiction, personne n'y croit tant c'est énorme !

En France, en Europe, aux États-Unis et partout ailleurs, la vie s'est pratiquement arrêtée laissant derrière elle un sentiment d'immense vide et de néant. Figée dans le temps par une inattendue épidémie identifiée sous le nom de Covid-19. Cet ennemi invisible, dont on sait qu'il est venu de Chine et qu'il s'en prend à l'homme, se propage inexorablement sur la planète entière à une vitesse insoutenable.

Face à la gravité des événements, le confinement a été déclaré. Ici dans l'Hexagone et ailleurs dans de nombreux pays. Le mot a été prononcé et toute la population doit se plier à cet enfermement contraint, non pas recommandé mais obligatoire. La loi interdit de s'y soustraire, sauf dérogations répertoriées dans un laissez-passer qu'on doit présenter à chaque contrôle. Désormais, on ne circule plus librement sur les routes, on ne se promène plus dans les parcs, on ne se déplace plus en groupe. En conséquence, les rues sont vides, les villes sont désertes...

Car le Coronavirus se déplace implacablement d'une région à l'autre, d'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre. Semant au mieux la maladie derrière lui, la mort au pire. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. Alors, on se réfugie chez soi et on rentre la tête, en attendant qu'un médicament soit découvert pour le stopper. Plus fort que les États, plus fort que toutes les armées du monde, ce virus a rendu les hommes tellement vulnérables que chacun s'en remet à la science et à la médecine.

Pas âme qui vive dans les rues de la ville désertée.
Pas âme qui vive dans les rues de la ville désertée.

Il n'existe aucun moyen de se défendre, de se battre, de résister. Et puis contre qui, contre quoi ! À quoi ressemble l'ennemi, qui peut l'identifier ? Forts ou faibles, pauvres ou riches, jeunes ou vieux, tous sont embarqués dans un même bateau qui ressemble vaguement à un certain radeau de la Méduse. Et chacun d'espérer qu'il n'enverra pas trop de monde par le fond dans son échouage. Surtout pas soi ou les siens, bien évidemment...

À ce jour, on dénombre plus de 1 000 morts en France. Et les chiffres s'emballent... Il paraît qu'on manque de tests de dépistage, de gel hydro alcoolique, de masques... On affirme qu'un pic de victimes au nombre considérable devra être atteint avant de voir la courbe décroître. C'est la sidération... Pour l'heure, des médecins, des infirmières, des soignants ou des ambulanciers luttent en première ligne contre la dangereuse pandémie. En héros reconnus. D'autres sont entrés en résistance active comme les caissières, les pharmaciens, les transporteurs, les livreurs et bien d'autres. En héros anonymes.

Pendant ce temps-là, le confinement trace sa route au rythme d'un encéphalogramme plat. Chacun tue le temps avec pour seuls repères son lit, sa chaise, son canapé, les infos, la fenêtre, le frigo, la télé, un livre... Incroyables activités ! La seule transgression consiste à se rendre chez l'épicier ou chez le boulanger. Avec son attestation dérogatoire de sortie précieusement calée dans sa poche.