Des soldats du 6e Génie à l’assaut de la ville

19/10/2018

Effervescence inhabituelle à Angers avec les grandes manœuvres du 6e régiment du Génie d'Angers qui ont eu lieu dans le cadre du centenaire de la fin de la Guerre 1914-1918. Ce sont des exercices insolites et spectaculaires qui se sont déroulés sous les yeux des Angevins durant trois jours sur les rives de la Maine.

Le franchissement de rivière avec engins blindés  : une compétence du 6e Génie.
Le franchissement de rivière avec engins blindés : une compétence du 6e Génie.

Au grand étonnement des passants et des curieux, quelque 300 militaires du 6e régiment du Génie d'Angers s'étaient installés avec armes et bagages, au cœur de la cité, afin d'y effectuer des grandes manœuvres. Il s'agissait pour eux, en suivant un scénario répété les jours précédents lors d'entraînements, de montrer au grand public leur cohésion, leur savoir-faire, leur maîtrise et leurs compétences... tout en effectuant « un rapprochement avec la population », selon un responsable de la communication militaire.

Avec la rivière, ses ponts (Verdun et Basse-Chaîne) et ses rives comme terrain d'action, le régiment angevin avait soigneusement déterminé son territoire en s'installant à proximité de la cale de la Savate afin d'y déployer matériel, troupes et poste de commandement. En s'approchant des lieux, à distance respectable, chacun pouvait remarquer alentour la présence discrète de diverses forces de l'ordre, de patrouilles cyclistes, mais également de soldats du plan Vigipirate. Il y avait donc là, un peu en marge du périmètre retenu, des militaires (ceux de l'opération Sentinelle) pour veiller sur d'autres militaires (Angevins ceux-là et spécialistes des opérations extérieures) afin de parer à tout incident potentiel.

Armes au poing, des nageurs de combat sont en approche aquatique.
Armes au poing, des nageurs de combat sont en approche aquatique.

Comme dans un film d'action grandeur nature avec la Maine et ses rives pour décor, le public a assisté à des scènes millimétrées dans un enchaînement d'exercices de haute volée. Il a notamment vu, entre autres exemples, un hélicoptère Puma surgir du ciel et larguer des commandos dans un drop (saut d'hélico) des plus impressionnants, un pont flottant motorisé transporter des engins blindés et un canon Caesar d'une berge à l'autre, des hommes monter et descendre en rappel à partir des ponts, des nageurs de combat se couler dans les flots, des combattants réaliser des immobilisations d'individus hostiles, des soldats grimés se dissimuler en milieu urbain...

Des hommes vont sauter de l'hélicoptère et se hisser à bord des embarcations.
Des hommes vont sauter de l'hélicoptère et se hisser à bord des embarcations.

Pour les nombreux spectateurs massés sur les quais, la démonstration des militaires a d'autant plus impressionné qu'ils progressaient parfois parmi eux, créant ainsi une proximité des plus étonnantes. Ainsi, durant les trois jours de cet exercice d'envergure, les échanges entre public et soldats furent constamment permanents et entretenus dans une mixité saisissante : ce qui était aussi le but recherché par les autorités militaires. Là-aussi, et au même titre que les défis athlétiques et tactiques proprement posés, la mission fut pleinement remplie. Confirmation observée avec ces nombreux enfants, ravis de « pactiser » et de quêter des autographes auprès des sapeurs de combat en tenue de camouflage.