Au Repaire urbain, art et patrimoine resplendissent

14/02/2020

Exit le restaurant universitaire de l'école des Beaux-Arts , place au Repaire urbain ! En ouvrant ce nouveau RU à la place de l'ancienne salle de restauration étudiante, la Ville vient de se doter d'un lieu à vocation multiple. Lequel est destiné à recevoir les Archives patrimoniales, l'Artothèque et Angers Patrimoines.

Nouveau lieu culturel, le Repaire urbain rapproche les cultures et se rapproche des Angevins.
Nouveau lieu culturel, le Repaire urbain rapproche les cultures et se rapproche des Angevins.

Au 35, boulevard du Roi-René à Angers, au milieu des maisons bourgeoises qui le bordent, une grande allée tirée au cordeau s'ouvre sur le jardin du Musée des Beaux-Arts. Dans ce magnifique havre de paix et de sérénité, posé là par défi dans ce quartier largement urbanisé, le Repaire urbain impose désormais son voisinage aux locataires du site : le musée des Beaux-Arts, la médiathèque Toussaint et la galerie David-d'Angers.

Transformé et réhabilité à neuf, l'ancien restaurant universitaire héberge sous son toit des services municipaux auparavant dispersés dans la nature urbaine. Naguère hébergés à la Roseraie pour Angers Patrimoines, rue Bressigny pour l'Artothèque et à l'Hôtel de ville pour les Archives patrimoniales, le rassemblement de ces trois services vise à un rapprochement judicieux et opportun. Objectif atteint donc ! Et plus encore, car un véritable lieu culturel est né.

À l'extérieur, une enseigne métallique orange, style panneau de chantier, indique le lieu et donne le ton : le RU est différent, le RU est singulier. À l'intérieur, l'établissement revendique son architecture à la fois minimale et contemporaine, en mettant les poutrelles de la structure en avant, en conservant le dépouillement des poteaux de béton, en laissant apparaître des gaines de ventilation... tout en se laissant envahir par un flot de lumière. L'ensemble se veut avant-gardiste, presque en contraste avec l'environnement, mais le résultat en vaut la chandelle.

Se repérer dans la ville et découvrir son environnement, voilà qui est intéressant !
Se repérer dans la ville et découvrir son environnement, voilà qui est intéressant !

Trois services municipaux, deux expositions, une seule adresse

Présentée au public à deux reprises seulement, une maquette de la ville d'Angers s'impose aux visiteurs dès la porte d'entrée franchie. Conçue en 2011 et régulièrement actualisée, on y retrouve la Maine, les ponts, les rues, les édifices, les maisons : tout y est ! Remarquable reconstitution à l'échelle 1/2000e, placée sur un plateau à hauteur d'homme. Une curiosité qui donne le ton sur le thème général : ici, à l'évidence, Angers est à l'affiche !

Cette maquette a été réalisée à l'initiative du CIAP (Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine). Lequel Ciap, émanation d'Angers Patrimoines, propose un espace dans lequel une tablette tactile projette sur un écran mural la ville sous toutes ses coutures et permet la visite de quelques monuments remarquables... Dans le périmètre d'une autre pièce, un magnifique métier à tisser trône en son centre, tandis que des rangements muraux révèlent un alignement de bobines de toutes les couleurs.

Proposée jusqu'au 22 juin 2020, une exposition sur l'histoire angevine des maisons à pans de bois inaugure l'ouverture du RU. Alimentée à partir de pièces appartenant aux Archives patrimoniales, illustrée par de magnifiques gravures, présentée dans un cheminement mural, elle a pour objet de sensibiliser les Angevins sur le passé d'une architecture naguère développée.

Spacieuse, lumineuse et aérée, telle est la salle d'exposition de l'Artothèque.
Spacieuse, lumineuse et aérée, telle est la salle d'exposition de l'Artothèque.

Premier étage du Repaire urbain. Bienvenue à l'Artothèque, service qui s'emploie à faire l'acquisition d'œuvres, à exposer des créations d'artistes, à proposer le prêt de ces œuvres au grand public via un système d'abonnement... Côté exposition, une belle salle de 250 m2 est mise à la disposition des artistes invités. C'est le photographe Stéphane Couturier, prix Niépce en 2003, qui l'inaugure avec une série de photos grand format sur des paysages urbains et industriels. Des clichés sur Le Chant du Monde de Jean-Lurçat et les tentures de l'Apocalypse semblent adresser un coup d'œil aux Angevins.

Restent les Archives patrimoniales qui effectueront très prochainement leur transfert définitif, de l'Hôtel de ville au RU, afin d'achever le regroupement des trois entités. Ce service qui a pour mission de constituer, de conserver et de diffuser le patrimoine sur tous supports devrait à l'occasion se trouver valorisé en sortant de son isolement relatif et y rencontrer les Angevins dans un cadre plus adapté

Le Repaire urbain. 35, boulevard du Roi-René, 49100 Angers. Tél. 02.41.05.59.65.