Affluence des grands jours à la braderie

07/07/2018

En ce beau et chaud samedi de braderie, les rues d'Angers ont été envahies par la foule des grands jours. En début de matinée, alors que le soleil chauffait graduellement l'asphalte du centre-ville et bien avant qu'il n'atteigne son torride zénith, on se pressait tranquillement entre les étals des commerçants.

La foule du matin laissait augurer de la fréquentation de cette belle journée.
La foule du matin laissait augurer de la fréquentation de cette belle journée.

C'était juste avant que la cohue investisse les lieux en provoquant les inévitables piétinements liés aux nombreux et joyeux déballages d'exposants libres de s'étaler sur tout l'espace. Trottoirs assiégés, chaussées assaillies, flux passagers réduits, ralentissements piétonniers, enfants lâchés dans la nature : dans les artères sécurisées d'un cœur de ville exceptionnellement interdit aux véhicules, la fièvre acheteuse allait monter crescendo.

Cette braderie tant attendue, qui s'installe traditionnellement en juillet dans la capitale angevine, reste avant tout un immense marché en plein air, festif et bon enfant, rempli de bruit, de couleurs, de musique, de harangues des camelots, de marchandages négociés, d'exposition d'objets parfois hétéroclites... Outre les commerçants ayant pignon sur rue et jouant à domicile, de nombreux vendeurs non sédentaires étaient venus mettre l'ambiance, déballer, envahir, s'approprier les lieux en installant une atmosphère de jovial bazar organisé.

Tôt le matin, certaines boutiques ont vu les clients arriver sur leurs stands.
Tôt le matin, certaines boutiques ont vu les clients arriver sur leurs stands.

Tandis que derrière son micro, le speaker de la manifestation maintenait la pression en énumérant les avantages de certaines boutiques partenaires dans le but d'influencer le chaland, certains vendeurs exécutaient un show convenu. Comme ce bonimenteur qui promettait à cette jeune maman un lot de parfums de grandes marques aux fragrances authentiques en vantant son authenticité. En face, sur le trottoir opposé, cette jeune vendeuse considérait la scène d'un visage impénétrable dans lequel on croyait déceler une flamme dubitative.

Pendant ce temps-là, toujours au cours de la matinée, alors qu'il venait d'ouvrir les portes de sa boutique située à l'angle de la rue Lenepveu et de la place du Pilori, un célèbre magasin de chaussures bien connu des Angevins, était lui, immédiatement assailli et ciblé par une foule visiblement avertie. Signe manifeste qu'il y a toujours des affaires à réaliser pour qui sait acheter malin. Et là, en l'occurrence, on avait sûrement à faire à des spécialistes dûment expérimentés.