Le monde rural s’intéresse au vélo de tous les jours

02/12/2021

L'enquête nationale du Baromètre des villes cyclables est close depuis le mardi 30 novembre au soir. Cette 3e édition, dont les conclusions seront connues début 2022, révèle déjà une tendance forte : une soudaine progression de l'intérêt pour le vélo hors des grands centres urbains.

" Place au vélo " milite pour l'usage et la promotion de la bicyclette comme moyen de déplacement en ville et dans la métropole angevine.
" Place au vélo " milite pour l'usage et la promotion de la bicyclette comme moyen de déplacement en ville et dans la métropole angevine.

Communiqué de presse. - Autour d'Angers c'est flagrant : toutes les communes de la première couronne (à l'exception d'Ecouflant) se sont qualifiées pour figurer au classement national (il fallait au minimum 50 répondants), alors que la consultation précédente n'avait mobilisé que Les Ponts-de-Cé et Trélazé en-dehors d'Angers.

Le plus étonnant vient des petites communes alentour, à dominante rurale, que l'on n'imaginait pas avoir un attrait pour le vélo au quotidien. En taux de participation, c'est Savennières qui bat tous les records (à plus de 4%). Cantenay-Epinard n'est pas loin derrière. En tout plus de la moitié des communes de l'agglo vont apparaître dans le classement national. Alors que dans le même temps Angers connait une participation inférieure à l'enquête de 2019 (un peu plus de 1200 répondants au lieu de 1600).

D'autres surprises arrivent en quittant le territoire d'Angers-Loire-Métropole: on ne s'attendait pas à trouver La Ménitré dans un classement national des villes cyclables, de même que Rochefort, Corzé, St Clément de la Place... et avec à chaque fois des taux de participation dépassant largement celui d'Angers, qui aura touché à peine 0,8% de sa population. Les villes qualifiées réunies représentent 94% de la population du Maine-et-Loire.

Même si elle avait déjà senti, et commencé à accompagner cette évolution du péri-urbain, Place au vélo se sent un peu dépassée : au-delà de l'agglomération urbaine, le vélo de tous les jours devient un moyen de transport reconnu en milieu rural. Le signal en faveur d'un moyen de transport moins polluant et bon pour la santé ne vient plus seulement des villes mais aussi des campagnes.

On ne rêve plus : cet intérêt du monde rural pour le vélo donne tout leur sens à des initiatives en faveur d'une intermodalité des transports. Exemple : pouvoir laisser son vélo en sécurité en gare de La Ménitré pour rejoindre par le TER son lieu de travail à Angers, où l'on trouvera un vélo disponible à la location. L'enjeu dépasse le clivage urbain/rural, et un réseau départemental des itinéraires cyclables répondrait clairement à un besoin.

Contact : placeauvelo.angers@laposte.net

(Communiqué de presse. 01-12-2021).